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Pixels de suivi email : comment remettre vos indicateurs marketing au propre après la recommandation CNIL

Pixels de suivi email : comment remettre vos indicateurs marketing au propre après la recommandation CNIL

Une campagne emailing ne se juge pas à un seul chiffre. Pendant des années, beaucoup d’équipes marketing ont regardé le taux d’ouverture comme un thermomètre fiable : si le chiffre montait, la campagne semblait bonne ; s’il baissait, il fallait changer l’objet, l’heure d’envoi ou le segment.

Le problème, c’est qu’un thermomètre mal étalonné donne de mauvaises décisions. Et le taux d’ouverture, avec les pixels de suivi, les blocages d’images, les préchargements par certaines messageries et les protections de confidentialité, n’est plus un indicateur à prendre au pied de la lettre.

La recommandation de la CNIL sur les pixels de suivi dans les emails oblige les entreprises à traiter le sujet sérieusement. Pas seulement pour cocher une case conformité. Pour savoir ce que l’on mesure vraiment, ce que l’on peut encore exploiter, et comment piloter ses campagnes avec des données propres.

Dans mes audits, je vois souvent le même scénario : les campagnes existent, les scénarios d’automation tournent, les tableaux de bord affichent des courbes, mais personne ne sait exactement ce qui repose sur une ouverture, un clic, une conversion ou une donnée consentie. Ce n’est pas dramatique. Mais c’est le moment de ranger l’atelier.

Dans cet article, on va donc parler méthode : pixels de suivi, consentement, indicateurs fiables, outils emailing, CRM, UTM, conversions et pilotage marketing. Moins de chiffres flatteurs, plus de mesure utile. C’est moins clinquant, mais nettement plus rentable.

Pourquoi auditer vos indicateurs email maintenant ?

Le sujet des pixels de suivi email n’est pas seulement une affaire de conformité. C’est d’abord un sujet de qualité de mesure.

Quand un tableau de bord repose sur des ouvertures mal interprétées, plusieurs décisions peuvent être faussées :

  • relancer des contacts considérés comme inactifs alors qu’ils ont peut-être lu sans charger les images ;
  • survaloriser une campagne dont les ouvertures ont été gonflées par des préchargements techniques ;
  • modifier les objets d’emails sur la base d’un indicateur incomplet ;
  • déclencher des scénarios d’automation sur des signaux fragiles ;
  • comparer deux périodes alors que la base mesurable n’est plus la même ;
  • présenter un reporting flatteur, mais peu utile pour la décision.

Un bon reporting marketing doit aider à choisir : quel segment travailler, quelle offre relancer, quelle page améliorer, quelle campagne arrêter, quel budget renforcer. S’il ne sert qu’à afficher un pourcentage agréable, il ne fait pas son travail.

C’est le même principe que pour le SEO ou le SEA : le trafic seul ne suffit pas. Ce qui compte, c’est la qualité de la visite, du clic, de la demande ou de la vente. Sur ce point, notre article sur la mesure de la performance e-commerce avec GA4 et des UTM bien pensés complète bien le sujet.

Ce qu’un pixel de suivi email mesure vraiment

Un pixel de suivi email est une petite image invisible intégrée dans un message. Lorsqu’elle est chargée par la messagerie du destinataire, l’outil d’emailing peut enregistrer un signal d’ouverture.

Ce signal peut ensuite être utilisé pour :

  • calculer un taux d’ouverture ;
  • identifier les contacts actifs ou inactifs ;
  • déclencher une relance ;
  • alimenter un score d’engagement ;
  • adapter la pression marketing ;
  • personnaliser certains scénarios ;
  • améliorer ou surveiller la délivrabilité.

Le mot important, ici, c’est “signal”. Une ouverture mesurée par pixel ne prouve pas toujours qu’une personne a lu l’email. Certaines messageries bloquent les images. D’autres préchargent les contenus distants. Des systèmes de sécurité peuvent aussi inspecter les messages.

Postmark rappelle par exemple que Mail Privacy Protection d’Apple peut précharger et mettre en cache les images, ce qui peut produire des ouvertures faussement positives. Autrement dit, une partie du taux d’ouverture peut venir de comportements techniques et non d’une lecture réelle.

Pour les équipes marketing, cela change la lecture des performances. Le taux d’ouverture peut rester un indicateur de tendance, mais il ne doit plus être utilisé seul pour juger la qualité d’une campagne.

Infographie expliquant le fonctionnement d’un pixel de suivi email : le chargement d’une image invisible envoie un signal d’ouverture, sans garantir une lecture réelle à cause du blocage des images, du préchargement et des protections de confidentialité.

Ce que change la recommandation CNIL

La CNIL a publié une recommandation sur les pixels de suivi dans les courriers électroniques. Elle y précise que certains usages des pixels peuvent relever du régime des traceurs, en particulier lorsqu’ils permettent de lire ou d’écrire des informations sur le terminal du destinataire.

Le cadre s’inscrit dans la logique de l’article 82 de la loi Informatique et Libertés et de la directive ePrivacy. Le Comité européen de la protection des données a également publié des lignes directrices sur le champ technique de l’article 5(3) de la directive ePrivacy.

Concrètement, ce n’est pas la présence technique d’un pixel qui doit être analysée seule. C’est sa finalité.

Quand le consentement devient nécessaire

Le consentement devient nécessaire lorsque le pixel sert à suivre individuellement un destinataire pour des finalités marketing, commerciales ou de personnalisation.

Exemples à auditer :

  • mesurer individuellement les ouvertures pour optimiser une campagne ;
  • relancer les non-ouvreurs ;
  • segmenter une base selon l’engagement ;
  • personnaliser les contenus selon les ouvertures précédentes ;
  • alimenter un score marketing ;
  • déclencher une automation sur la base d’une ouverture ;
  • adapter la pression commerciale selon le comportement de lecture.

Quand certains usages peuvent rester exemptés

Certains usages peuvent être exemptés, sous conditions, lorsque la finalité est strictement nécessaire. Cela peut concerner certains besoins liés à la sécurité, à l’authentification, aux emails transactionnels ou à la délivrabilité.

Mais l’exemption ne doit pas devenir un grand sac fourre-tout. Un email commercial envoyé depuis un outil transactionnel ne devient pas transactionnel par magie. La finalité réelle reste le critère à regarder. Les vieux de la vieille du marketing connaissent bien ce piège : ce n’est pas parce qu’un libellé est propre que le traitement l’est aussi.

Pour consulter les textes officiels, vous pouvez lire la page CNIL dédiée aux pixels de suivi dans les courriels, ainsi que la recommandation complète publiée par la CNIL.

Quels emails sont concernés ?

La première étape consiste à classer vos emails. Beaucoup d’entreprises parlent de “newsletter” pour tout ce qui part par email. Ce n’est pas assez précis.

Il faut distinguer plusieurs familles :

Type d’emailExemplesPoint de vigilance
Newsletter Actualités, conseils, contenus de blog, offres ponctuelles Le suivi individuel des ouvertures à des fins marketing doit être analysé
Prospection B2B Prise de contact, relance commerciale, invitation Le droit d’envoyer l’email ne couvre pas automatiquement le suivi individuel
Automation marketing Relance, réactivation, scoring, nurturing Les déclencheurs fondés sur l’ouverture sont à vérifier en priorité
Email e-commerce Panier abandonné, post-achat, recommandation produit Attention aux scénarios personnalisés selon le comportement
Email transactionnel Confirmation de commande, réinitialisation de mot de passe, suivi d’expédition La finalité doit rester strictement transactionnelle
Email de service Alerte compte, sécurité, information nécessaire Le suivi doit être limité à ce qui est réellement nécessaire

Ce classement aide à éviter deux erreurs : traiter tous les emails comme du marketing, ou considérer tous les emails comme transactionnels dès qu’ils passent par une API technique. Dans les deux cas, on manque la nuance.

Comment gérer le consentement au suivi

Le consentement à recevoir un email et le consentement au suivi individuel par pixel doivent être distingués.

Une personne peut accepter de recevoir vos conseils, vos offres ou vos actualités sans accepter que ses ouvertures soient enregistrées dans son profil marketing. Ce n’est pas un obstacle à la relation client. C’est un choix à respecter.

Ce que vos formulaires doivent clarifier

Vos formulaires doivent expliquer clairement :

  • quel type d’email la personne accepte de recevoir ;
  • si un suivi individuel des ouvertures est utilisé ;
  • à quoi sert ce suivi ;
  • comment retirer ce consentement ;
  • où consulter la politique de confidentialité.

Une case précochée ou une phrase trop vague ne fait pas une bonne base de consentement. C’est comme un formulaire de contact qui demande dix informations inutiles : techniquement, ça fonctionne, mais cela abîme la confiance.

La qualité du consentement rejoint aussi la qualité de l’interface. Si vous poussez l’utilisateur à accepter sans comprendre, vous n’êtes pas loin des mécaniques de dark patterns. Nous avons traité ce sujet dans l’article les dangers des dark patterns.

Ce qu’il faut prévoir pour les contacts existants

Pour les contacts déjà présents dans la base, il faut vérifier les conditions prévues par la recommandation de la CNIL, notamment en matière d’information et de possibilité de retrait ou d’opposition selon la situation.

Le bon réflexe consiste à préparer un message clair, sobre, compréhensible, expliquant :

  • ce qu’est le suivi par pixel ;
  • pourquoi il est utilisé ;
  • ce que cela change pour le destinataire ;
  • comment refuser ou retirer ce suivi ;
  • comment continuer à recevoir les emails sans suivi individuel, si votre outil le permet.

Évitez l’email de conformité écrit comme un contrat d’assurance des années 90. Une information claire est souvent plus efficace, et plus crédible.

Comment auditer vos outils emailing et CRM

La conformité ne se règle pas uniquement dans la politique de confidentialité. Elle se règle aussi dans les outils.

Commencez par cartographier votre écosystème :

  • outil emailing : Brevo, Klaviyo, Mailchimp, HubSpot, Sarbacane ou autre ;
  • CRM ;
  • CMS ou boutique e-commerce ;
  • outil d’automation ;
  • connecteurs API ;
  • outil de tracking ;
  • Google Analytics ou solution de mesure ;
  • outils de reporting.

Questions à poser à votre outil emailing

  • Le pixel de suivi est-il activé par défaut ?
  • Peut-on désactiver le suivi des ouvertures par campagne ?
  • Peut-on gérer le consentement contact par contact ?
  • Peut-on anonymiser les statistiques d’ouverture ?
  • Existe-t-il un lien distinct pour retirer le consentement au suivi ?
  • Les automatisations peuvent-elles fonctionner sans ouverture comme déclencheur ?
  • Les données d’ouverture sont-elles exportées vers le CRM ?
  • Les données sont-elles utilisées par le prestataire pour ses propres finalités ?

Brevo indique par exemple dans sa documentation que ses emails intègrent par défaut un pixel pour mesurer les ouvertures et enregistrer des données d’engagement par contact, et présente des mécanismes liés au consentement et à l’anonymisation du suivi. Vous pouvez consulter la ressource officielle ici : documentation Brevo sur les pixels de suivi et la recommandation CNIL.

Questions à poser à votre CRM

Le CRM est souvent le grand oublié de l’audit. Pourtant, c’est là que les scores, les statuts et les historiques commerciaux finissent leur course.

  • Les ouvertures sont-elles enregistrées dans la fiche contact ?
  • Les commerciaux voient-ils l’activité d’ouverture ?
  • Les scores de leads utilisent-ils les ouvertures ?
  • Les segments actifs/inactifs dépendent-ils du pixel ?
  • Les données sont-elles conservées trop longtemps ?
  • Peut-on supprimer ou anonymiser l’historique si nécessaire ?

Sur les sites e-commerce ou PrestaShop, ce travail rejoint la gouvernance des données client. Si votre boutique collecte des comptes, commandes, consentements et historiques marketing, notre article RGPD et PrestaShop : comment être en conformité peut compléter utilement l’audit.

Comment adapter vos tableaux de bord marketing

Après la mise en conformité, vos chiffres peuvent changer. Ce n’est pas forcément que vos campagnes deviennent moins bonnes. C’est parfois que votre mesure devient plus honnête.

Le premier indicateur à ajouter est le taux de couverture du consentement.

Il permet de répondre à une question simple : quelle part de ma base peut encore être suivie individuellement pour les ouvertures ?

IndicateurÀ quoi il sertPoint de vigilance
Taux de couverture du consentement Savoir quelle part de la base est mesurable individuellement Indispensable pour comparer les périodes
Taux d’ouverture consentie Lire l’engagement sur la population suivie Ne représente pas forcément toute la base
Taux de clic Mesurer une action réelle À analyser par segment et par campagne
Conversions Relier l’email à une demande, une vente ou une inscription Nécessite un tracking propre
Chiffre d’affaires Évaluer le résultat commercial Essentiel en e-commerce
Désinscriptions Mesurer la fatigue ou l’inadéquation des envois À suivre avec la pression marketing
Plaintes spam Surveiller le rejet des messages Impact direct sur la délivrabilité

Ce changement demande un peu de pédagogie en interne. Si la direction a l’habitude de voir un taux d’ouverture global, il faut expliquer que l’ancien chiffre mélangeait parfois des signaux de nature différente.

Dans un bon tableau de bord, on ne cherche pas le chiffre le plus flatteur. On cherche le chiffre qui aide à décider. C’est vieux jeu, peut-être. Mais ça marche encore.

Pourquoi les UTM, clics et conversions deviennent plus importants

Quand le taux d’ouverture devient moins central, les clics et les conversions prennent plus de poids. C’est plutôt sain.

Un clic ne dit pas tout, mais il indique une action plus nette qu’une ouverture. Une conversion va encore plus loin : demande de devis, achat, inscription, téléchargement, prise de rendez-vous, appel.

Pour suivre correctement ces actions, vos liens doivent être balisés proprement avec des UTM. Sans UTM cohérents, les campagnes email peuvent être mal attribuées dans GA4 ou dans vos rapports. Ensuite, tout le monde discute des chiffres, alors que le problème vient du marquage. Un classique. Pas le meilleur.

Pour structurer vos campagnes, vous pouvez vous appuyer sur notre article qu’est-ce qu’un UTM et comment l’utiliser intelligemment.

Les indicateurs à renforcer sont notamment :

  • clics sur les liens principaux ;
  • clics sur les CTA ;
  • visites qualifiées depuis les campagnes email ;
  • temps passé sur les pages d’atterrissage ;
  • formulaires envoyés ;
  • ventes générées ;
  • revenu par campagne ;
  • revenu par segment ;
  • désinscriptions après campagne ;
  • plaintes spam.

Ce travail rejoint aussi les sujets de retargeting, cookies et consentement. Si vos campagnes email alimentent ensuite des audiences publicitaires ou des scénarios de relance, notre guide sur le retargeting marketing, les cookies et le RGPD est une ressource complémentaire utile.

Cas e-commerce : automation, relance et chiffre d’affaires

En e-commerce, l’emailing ne sert pas seulement à envoyer une newsletter. Il pilote souvent une partie du chiffre d’affaires : panier abandonné, post-achat, recommandation produit, réactivation, programme fidélité, relance des clients dormants.

Les scénarios à auditer en priorité sont ceux qui utilisent l’ouverture comme condition :

  • relancer uniquement les non-ouvreurs ;
  • augmenter la pression sur les contacts très actifs ;
  • sortir un contact d’un scénario parce qu’il a ouvert ;
  • modifier une recommandation selon l’engagement ;
  • classer un client comme inactif sur la base des ouvertures ;
  • nourrir un score commercial avec les ouvertures.

Dans beaucoup de cas, il est possible de remplacer ou compléter ces signaux par des événements plus fiables :

  • clic sur une catégorie ;
  • visite d’une page produit ;
  • ajout au panier ;
  • début de commande ;
  • achat ;
  • réachat ;
  • réponse au message ;
  • désabonnement ;
  • absence d’achat sur une période donnée.

Pour une boutique en ligne, la vraie question n’est pas “combien de personnes ont ouvert ?”, mais “combien de personnes ont avancé vers l’achat ?”. C’est moins confortable pour les rapports, mais beaucoup plus utile pour le chiffre d’affaires.

Sur ce sujet, notre article email marketing e-commerce : les automatisations qui rapportent vraiment peut aider à revoir vos scénarios avec une logique plus orientée ventes et fidélisation.

Les erreurs fréquentes à éviter

Voici les erreurs que je surveillerais en premier dans un audit emailing.

  • Continuer à piloter uniquement au taux d’ouverture : c’est un indicateur utile, mais trop fragile pour décider seul.
  • Confondre consentement email et consentement au suivi : recevoir une newsletter et accepter un suivi individuel sont deux choses différentes.
  • Oublier les scénarios automatisés : les ouvertures peuvent se cacher dans des conditions de workflow anciennes.
  • Ne pas auditer le CRM : les données d’ouverture peuvent y alimenter des scores ou des statuts commerciaux.
  • Comparer les performances avant/après sans taux de couverture : vous risquez de comparer deux populations différentes.
  • Tout déléguer à l’outil emailing : l’éditeur fournit des fonctionnalités, mais vous restez responsable de vos finalités.
  • Ne pas mettre à jour les formulaires : le consentement futur se joue surtout au moment de la collecte.
  • Rendre le retrait du consentement compliqué : ce doit être simple, lisible et accessible.
  • Utiliser des UTM incohérents : un bon consentement ne sert pas à grand-chose si l’attribution marketing est mal balisée.
  • Traiter la conformité comme un frein : bien menée, elle améliore aussi la qualité de la donnée.

Ce dernier point compte. La conformité n’est pas là pour punir le marketing. Elle oblige surtout à arrêter de piloter avec des chiffres dont on ne connaît pas bien la fabrication. Et ça, pour une entreprise qui investit en acquisition, c’est plutôt une bonne nouvelle.

Checklist pour remettre vos campagnes au propre

Voici une checklist pratique à utiliser avec votre équipe marketing, votre CRM manager, votre prestataire web ou votre DPO.

1. Cartographier les campagnes

  • Lister les newsletters envoyées régulièrement.
  • Lister les campagnes commerciales ponctuelles.
  • Lister les emails automatisés.
  • Distinguer emails marketing, transactionnels et de service.
  • Identifier les campagnes envoyées en B2B et en B2C.

2. Auditer les pixels et les outils

  • Vérifier si le pixel d’ouverture est actif.
  • Identifier si le suivi est individuel ou agrégé.
  • Contrôler les réglages par outil.
  • Vérifier les exports vers le CRM.
  • Demander une documentation écrite aux prestataires si nécessaire.

3. Revoir les consentements

  • Contrôler les formulaires de collecte.
  • Séparer les finalités de communication et de suivi.
  • Prévoir un retrait simple du consentement au suivi.
  • Mettre à jour la politique de confidentialité.
  • Conserver les preuves disponibles.

4. Nettoyer les scénarios marketing

  • Repérer les conditions fondées sur l’ouverture.
  • Remplacer certains déclencheurs par des clics ou conversions.
  • Revoir les segments actifs/inactifs.
  • Contrôler les scores commerciaux.
  • Documenter les changements.

5. Repenser les tableaux de bord

  • Ajouter le taux de couverture du consentement.
  • Distinguer ouvertures consenties et statistiques agrégées.
  • Suivre les clics par campagne.
  • Suivre les conversions et ventes.
  • Contrôler les désinscriptions et plaintes spam.

6. Vérifier le tracking des pages d’atterrissage

  • Contrôler les UTM.
  • Vérifier les événements GA4.
  • Tester les formulaires.
  • Vérifier les conversions e-commerce.
  • Contrôler l’attribution dans les rapports.

Sources officielles et ressources utiles

Pour approfondir le cadre réglementaire et technique, voici les principales sources externes à consulter :

Et pour compléter côté TooNetCreation :

Conclusion : remettre la mesure au service des décisions

La recommandation de la CNIL sur les pixels de suivi email arrive au bon moment pour rappeler une chose simple : la mesure marketing doit être lisible, loyale et utile.

Le taux d’ouverture a rendu service pendant longtemps, mais il ne peut plus porter seul le pilotage des campagnes. Entre les limites techniques, les protections des messageries et les exigences de consentement, il faut reconstruire des tableaux de bord plus solides.

Pour une PME, un e-commerçant ou une équipe marketing, le chantier est clair : auditer les pixels, revoir les consentements, nettoyer les scénarios d’automation, renforcer les UTM, suivre les clics et les conversions, puis expliquer les nouveaux indicateurs aux équipes.

Ce n’est pas une régression. C’est une occasion de sortir des chiffres décoratifs pour revenir à ce qui compte vraiment : les demandes, les ventes, la qualité des contacts et la confiance.

Vous utilisez Brevo, Klaviyo, Mailchimp, HubSpot ou un autre outil d’emailing ? TooNetCreation peut vous aider à auditer vos formulaires, vos scénarios, vos UTM, vos tableaux de bord et vos pages de conversion pour remettre votre stratégie marketing sur des bases propres.

Contactez TooNetCreation pour faire auditer vos campagnes emailing

FAQ sur les pixels de suivi email et la mesure marketing

Un pixel de suivi email est-il interdit ?

Non. Le sujet n’est pas l’interdiction générale du pixel, mais sa finalité. Lorsqu’il sert à suivre individuellement les ouvertures pour du marketing, du scoring ou de la personnalisation, il faut vérifier les conditions de consentement applicables.

Le taux d’ouverture est-il encore utile ?

Oui, mais il doit être utilisé comme un signal partiel. Il faut le compléter avec le taux de couverture du consentement, les clics, les conversions, les ventes, les réponses, les désinscriptions et les plaintes spam.

Peut-on continuer à envoyer une newsletter sans suivre les ouvertures individuellement ?

Oui. Il est possible de continuer à envoyer des emails en désactivant le suivi individuel ou en utilisant des statistiques agrégées selon les possibilités de l’outil. Le choix dépend de votre stratégie et de votre besoin réel de personnalisation.

Les emails transactionnels sont-ils concernés ?

Les emails transactionnels peuvent répondre à des finalités différentes des emails marketing. Mais il faut vérifier que le suivi éventuel reste strictement limité à ce qui est nécessaire. Un email commercial ne devient pas transactionnel parce qu’il passe par un outil technique.

Quels outils faut-il auditer en priorité ?

Il faut auditer l’outil emailing, le CRM, les scénarios d’automation, les formulaires, les exports de données, les tableaux de bord et les pages d’atterrissage. Les outils comme Brevo, Klaviyo, Mailchimp, HubSpot ou Sarbacane doivent être vérifiés selon vos usages réels.

Quel est le meilleur indicateur pour remplacer le taux d’ouverture ?

Il n’y a pas un seul indicateur de remplacement. Pour piloter correctement, il faut suivre les clics, les conversions, les ventes, les réponses, les désinscriptions, les plaintes spam et le taux de couverture du consentement.

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