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Retargeting marketing en 2026 : méthode, RGPD, cookies et campagnes efficaces

Retargeting marketing en 2026 : méthode, RGPD, cookies et campagnes efficaces

Le retargeting peut être un excellent levier de conversion. Mais mal configuré, il peut aussi devenir une machine à gaspiller du budget publicitaire.

Je travaille sur des campagnes SEO, SEA et acquisition digitale depuis suffisamment longtemps pour avoir vu passer toutes les modes : les bannières display, les campagnes Google Ads très segmentées, les pixels Meta posés partout, les audiences remarketing, les paniers abandonnés, les campagnes dynamiques, puis l’arrivée du RGPD, des bandeaux cookies, de GA4, du Consent Mode et des restrictions de plus en plus fortes sur la donnée publicitaire.

Le retargeting, ou reciblage publicitaire, reste un outil très intéressant. Mais il faut arrêter de le présenter comme une solution magique. Relancer un visiteur qui a déjà vu votre site peut être pertinent. Le harceler pendant trente jours avec la même publicité, beaucoup moins.

Chez toonetcreation, nous accompagnons régulièrement des entreprises qui veulent mieux rentabiliser leurs campagnes publicitaires. Et très souvent, le sujet n’est pas seulement de “faire du retargeting”. Le vrai sujet est de savoir si le tracking est propre, si les audiences sont exploitables, si le consentement est correctement géré, si les messages sont adaptés et si la campagne peut réellement générer des leads ou des ventes.

Dans ce guide, je vous explique comment démarrer une stratégie de retargeting efficace, conforme et mesurable, sans tomber dans les pièges classiques.

En bref : le retargeting, c’est quoi ?

Le retargeting consiste à diffuser des publicités à des personnes qui ont déjà interagi avec votre site, votre application, vos contenus ou vos campagnes.

La CNIL définit le retargeting comme une technique de publicité ciblée dans laquelle les informations collectées sur l’utilisateur servent à identifier un produit ou un service pour lequel il a exprimé un intérêt, par exemple après avoir visité une page ou ajouté un produit au panier.

Concrètement, cela peut permettre de relancer :

  • un visiteur qui a consulté une page service ;
  • un internaute qui a ajouté un produit au panier sans acheter ;
  • une personne qui a visité une page de devis ;
  • un prospect qui a lu plusieurs articles de blog ;
  • un utilisateur qui a regardé une vidéo ;
  • un visiteur qui a téléchargé un livre blanc ;
  • un ancien client ou contact issu d’une liste CRM, si les conditions légales sont réunies.

Le principe est simple : la personne a déjà montré un intérêt. Le retargeting permet de lui représenter une offre, un argument, une preuve, un rappel ou une incitation à passer à l’action.

Schéma illustrant le principe du retargeting : des visiteurs interagissent avec un site, consultent une offre, un produit, une vidéo ou un livre blanc, puis sont relancés par des publicités ciblées sur différents supports afin de revenir et convertir.

Pourquoi le retargeting reste utile en 2026

Le parcours d’achat est rarement immédiat. Un internaute peut découvrir votre site aujourd’hui, comparer demain, revenir dans dix jours, poser une question à un collègue, puis convertir seulement après plusieurs points de contact.

C’est encore plus vrai en B2B, dans les services, les prestations à forte valeur, les formations, les projets web, l’immobilier, l’automobile, le tourisme ou l’e-commerce avec panier moyen élevé.

Le retargeting peut donc jouer un rôle utile pour :

  • rappeler votre marque à un visiteur chaud ;
  • réduire l’abandon de panier ;
  • faire revenir un prospect vers une demande de devis ;
  • montrer une preuve sociale : avis, cas client, réalisation, certification ;
  • pousser un contenu complémentaire ;
  • renforcer la confiance avant la conversion ;
  • améliorer la rentabilité d’une stratégie d’acquisition plus large.

Mais attention : le retargeting ne crée pas la demande à lui seul. Il travaille une audience déjà exposée. Si votre site ne génère pas assez de trafic qualifié, si votre offre n’est pas claire ou si vos pages ne convertissent pas, le retargeting ne fera pas de miracle.

C’est pour cela que je le vois davantage comme un levier de soutien à une stratégie globale de référencement payant SEA, de référencement naturel SEO et de conversion, plutôt que comme une campagne isolée.

Le marché publicitaire digital pousse au retargeting, mais avec plus de contraintes

Le poids de la publicité digitale continue de croître. Selon l’IAB Europe, le marché européen de la publicité digitale a atteint 118,9 milliards d’euros en 2024, avec une croissance de 16 %. Le social media, la vidéo, le retail media et le programmatique font partie des canaux les plus dynamiques.

Ces chiffres montrent une chose : les annonceurs investissent massivement dans le digital. Mais plus les investissements augmentent, plus les exigences montent aussi : mesure, consentement, transparence, efficacité, qualité des audiences, maîtrise du coût par lead et du retour sur investissement.

Le retargeting n’échappe pas à cette évolution. Il ne suffit plus de poser un pixel et d’attendre. Il faut travailler proprement.

Retargeting, remarketing : quelle différence ?

Dans le langage courant, les deux termes sont souvent utilisés comme synonymes. Historiquement, on distinguait parfois le retargeting publicitaire, basé sur des audiences et des cookies, du remarketing, plus lié à l’email ou à la relance CRM.

Dans la pratique actuelle, notamment dans Google Ads, Meta Ads ou LinkedIn Ads, la frontière est devenue plus floue. Google parle désormais de “vos segments de données” plutôt que de “remarketing” dans plusieurs interfaces. L’idée reste la même : utiliser une interaction passée pour construire une audience et adapter la communication.

Pour faire simple :

TermeUsage courantExemple
Retargeting Relance publicitaire d’un visiteur ou utilisateur Afficher une publicité Meta à quelqu’un qui a consulté une fiche produit
Remarketing Relance via audience, CRM, email ou plateforme publicitaire Relancer une liste de contacts ou des visiteurs dans Google Ads
Customer Match Utilisation d’une liste client, sous conditions de consentement Importer une liste d’emails clients dans Google Ads
Retargeting dynamique Publicité personnalisée selon les produits consultés Remontrer le produit exact qu’un internaute a ajouté au panier

Les plateformes principales pour faire du retargeting

Le bon canal dépend de votre cible, de votre budget, de votre trafic et de votre objectif. Une entreprise B2B ne travaillera pas forcément les mêmes audiences qu’un e-commerce grand public.

PlateformeCas d’usagePoints fortsPoints de vigilance
Google Ads Display, YouTube, Search, Performance Max, Demand Gen Large couverture, intégration GA4, audiences Google Consent Mode, seuils d’audience, qualité du tracking
Meta Ads Facebook, Instagram, Reels, audiences engagées Puissant en e-commerce, visuel, social proof Audience parfois réduite par consentement, iOS, adblockers et qualité du pixel
LinkedIn Ads B2B, visiteurs de pages services, formulaires, vidéos Ciblage professionnel, fonctions, secteurs, entreprises Coût élevé, seuil minimum d’audience, volumes souvent plus faibles
Microsoft Ads Search, audience réseau Microsoft, B2B mature Souvent intéressant sur certaines cibles professionnelles Moins de volume que Google dans beaucoup de secteurs
Email / CRM Relance de prospects ou clients connus Très efficace si la base est qualifiée Consentement, qualité de la base, pression commerciale

LinkedIn précise par exemple que le retargeting de visiteurs nécessite l’installation du LinkedIn Insight Tag et que les audiences Matched Audiences doivent atteindre au moins 300 membres pour être utilisées. En B2B, c’est un point important : si votre site a peu de trafic, votre audience peut tout simplement être trop petite pour être exploitable.

RGPD, cookies et Consent Mode : le point à ne surtout pas négliger

On ne peut plus parler sérieusement de retargeting sans parler de consentement.

En France et en Europe, les traceurs publicitaires sont encadrés. La CNIL rappelle que les internautes doivent être informés et donner leur consentement avant le dépôt ou la lecture de certains traceurs. Elle rappelle aussi que la simple poursuite de la navigation ne constitue pas un consentement valide, que le refus doit être aussi simple que l’acceptation, et que l’utilisateur doit pouvoir retirer son consentement facilement.

Côté Google, le Consent Mode permet de transmettre les choix de consentement de l’utilisateur aux tags Google. Pour les annonceurs qui ciblent des utilisateurs de l’Espace économique européen, Google indique qu’il faut collecter le consentement pour l’usage des données personnelles et transmettre les signaux nécessaires afin de continuer à utiliser certaines fonctionnalités de mesure, de personnalisation publicitaire et de remarketing.

En clair : si vous voulez faire du retargeting proprement, il faut vérifier :

  • que votre bandeau cookies est conforme ;
  • que les finalités publicitaires sont clairement présentées ;
  • que le refus est aussi simple que l’acceptation ;
  • que les tags ne se déclenchent pas n’importe comment ;
  • que Google Consent Mode v2 est bien configuré si vous utilisez Google Ads ou GA4 ;
  • que les paramètres ad_storage, ad_user_data, ad_personalization et analytics_storage sont cohérents avec les choix utilisateur ;
  • que votre CMP, votre GTM et vos plateformes publicitaires communiquent correctement entre eux.

Ce n’est pas un détail technique. C’est la base. Un mauvais paramétrage peut fausser vos audiences, réduire votre capacité de mesure, créer un risque de conformité et rendre vos campagnes moins performantes.

Pour ce type de sujet, un audit de site internet ou un audit tracking peut être indispensable avant de lancer la campagne.

Infographie expliquant le rôle du RGPD, des cookies et du Consent Mode v2 dans une campagne de retargeting, avec un bandeau de consentement, les paramètres publicitaires, les éléments à vérifier et les risques d’un mauvais paramétrage.

Ce qu’il faut vérifier avant de lancer une campagne de retargeting

Avant même de créer vos visuels ou vos annonces, je conseille toujours de vérifier les fondations. C’est moins spectaculaire qu’une belle création publicitaire, mais c’est ce qui évite de jeter du budget par la fenêtre.

Élément à vérifierPourquoi c’est importantRisque si c’est mal fait
GA4 Mesurer les événements et conversions Données incomplètes ou mauvaises décisions
Google Tag Manager Centraliser les tags et déclencheurs Tags en double, événements mal déclenchés
CMP / bandeau cookies Recueillir et transmettre le consentement Non-conformité et audiences affaiblies
Consent Mode v2 Adapter les tags Google selon le consentement Perte de mesure ou de personnalisation
Pixels publicitaires Créer les audiences et suivre les conversions Audiences trop petites ou inexistantes
Pages de conversion Identifier les prospects ou clients Impossible d’exclure les convertis
Landing pages Transformer le clic en action Trafic payé mais peu de leads
Exclusions Ne pas recibler les mauvaises personnes Budget gaspillé sur clients déjà convertis

Les audiences de retargeting à créer en priorité

Une erreur très fréquente consiste à créer une seule audience “tous les visiteurs du site” et à diffuser le même message à tout le monde.

C’est rarement optimal. Un visiteur qui a lu un article de blog n’a pas le même niveau d’intention qu’une personne qui a demandé un devis ou ajouté un produit au panier.

Je conseille généralement de structurer les audiences par niveau d’intention.

AudienceNiveau d’intentionMessage conseilléDurée indicative
Visiteurs de blog Faible à moyen Contenu complémentaire, guide, preuve d’expertise 30 à 90 jours
Visiteurs de page service Moyen Cas client, bénéfices, différenciation 30 à 60 jours
Visiteurs page tarif ou devis Fort Réassurance, prise de rendez-vous, audit 7 à 30 jours
Ajout panier sans achat Très fort Rappel produit, livraison, garantie, avis 3 à 14 jours
Clients existants Variable Upsell, renouvellement, service complémentaire Selon cycle d’achat
Convertis récents À exclure Ne pas recibler immédiatement 7 à 90 jours selon activité

Le bon retargeting, ce n’est pas montrer plus souvent la même publicité. C’est montrer le bon message, au bon niveau de maturité.

Exemple 1 : retargeting pour un site e-commerce

Sur un site e-commerce, le retargeting peut être très utile pour les paniers abandonnés, les visiteurs de fiches produits, les catégories consultées ou les anciens acheteurs.

Mais il faut être précis. Une personne qui a simplement visité la page d’accueil n’a pas la même valeur qu’une personne qui a ajouté un produit à son panier.

Un scénario simple peut ressembler à ceci :

  • jour 1 à 3 : rappel du produit consulté ou ajouté au panier ;
  • jour 4 à 7 : preuve sociale, avis clients, livraison, garantie ;
  • jour 8 à 14 : offre limitée ou avantage raisonnable si la marge le permet ;
  • après achat : exclusion de la campagne panier abandonné et éventuelle campagne complémentaire.

Le piège classique, c’est de proposer trop vite une remise. Si vous habituez les visiteurs à attendre une publicité de réduction, vous éduquez votre marché à ne plus acheter au prix normal.

Exemple 2 : retargeting pour un site vitrine ou une entreprise de services

Pour un site vitrine, le retargeting ne sert pas à relancer un panier, mais à faire revenir un prospect vers une prise de contact.

Une entreprise de services peut recibler :

  • les visiteurs d’une page “audit” ;
  • les visiteurs d’une page “création de site internet” ;
  • les visiteurs d’une page “référencement naturel” ;
  • les personnes qui ont consulté la page contact sans envoyer le formulaire ;
  • les lecteurs d’articles liés à une problématique commerciale.

Dans ce cas, le message doit rassurer. Il ne faut pas forcément vendre fort. Il faut parfois proposer une étape intermédiaire : diagnostic, appel découverte, guide, cas client, checklist, audit rapide.

Ce type de logique fonctionne bien avec une démarche de génération de leads.

Exemple 3 : retargeting B2B sur LinkedIn

En B2B, LinkedIn peut être pertinent, mais il faut rester lucide. Les coûts sont souvent plus élevés, les volumes plus faibles et les cycles de décision plus longs.

Le retargeting LinkedIn peut être intéressant pour :

  • relancer les visiteurs d’une page offre B2B ;
  • cibler les personnes qui ont ouvert un formulaire Lead Gen ;
  • relancer les personnes ayant interagi avec une vidéo ou un document ;
  • recibler les visiteurs selon des critères professionnels ;
  • accompagner une stratégie de notoriété sur des comptes clés.

Mais il faut accepter une réalité : une audience LinkedIn peut mettre du temps à atteindre le seuil exploitable. LinkedIn indique que les Matched Audiences doivent atteindre au moins 300 membres. Pour une PME avec peu de trafic, ce seuil peut être un vrai frein.

Les difficultés fréquentes en retargeting

Sur le papier, le retargeting semble simple. Dans la vraie vie, il y a beaucoup de petites difficultés.

1. Les audiences sont trop petites

C’est le cas le plus fréquent. Le site ne génère pas assez de trafic qualifié, ou les visiteurs ne sont pas tous éligibles au retargeting à cause du consentement, des restrictions navigateur, des adblockers, des plateformes ou des seuils minimums.

Google Ads impose par exemple des tailles minimales d’audience selon les réseaux. Le Display peut nécessiter au moins 100 utilisateurs actifs, tandis que certains usages Search ou YouTube peuvent nécessiter 1 000 utilisateurs actifs selon les cas et les configurations.

2. Le tracking est incomplet

Un pixel installé ne veut pas dire que le tracking est bon. Il faut vérifier les événements, les conversions, les doublons, les déclencheurs, les pages de confirmation, les paramètres de consentement et la remontée réelle dans les plateformes.

3. Les convertis ne sont pas exclus

Rien de plus agaçant pour un client que de voir une publicité pour un produit qu’il vient déjà d’acheter, ou une offre qu’il vient de demander.

Exclure les convertis est une base. Cela évite de gaspiller du budget et d’abîmer l’expérience utilisateur.

4. La fréquence est trop élevée

Le retargeting peut vite devenir intrusif. Si une personne voit votre publicité dix fois en trois jours, elle peut finir par associer votre marque à une sensation de pression.

Il faut surveiller la fréquence, renouveler les messages et limiter la durée d’exposition.

5. Le message est identique pour tout le monde

Un visiteur de blog, un visiteur de page tarif et un panier abandonné ne doivent pas recevoir la même annonce. Le niveau d’intention n’est pas le même.

6. La landing page ne convertit pas

Le retargeting peut ramener du trafic, mais si la page d’arrivée est faible, lente, confuse ou peu rassurante, la campagne ne donnera pas grand-chose.

Avant d’augmenter le budget, il faut parfois améliorer la page. C’est souvent là qu’un travail de création de site internet, d’UX ou d’optimisation de conversion devient prioritaire.

Mes conseils pour faire du retargeting proprement

Voici les règles que j’applique généralement quand je construis ou audite une campagne de retargeting.

  • Ne lancez pas de retargeting sans trafic suffisant. Une audience trop petite donne peu de résultats et peut fausser les conclusions.
  • Segmentez les audiences. Tous les visiteurs ne se valent pas.
  • Excluez les convertis. C’est une base, mais elle est encore trop souvent oubliée.
  • Adaptez le message au niveau d’intention. Plus l’utilisateur est chaud, plus le message peut être direct.
  • Limitez la pression publicitaire. Trop de répétition peut nuire à la marque.
  • Testez plusieurs créations. Image, vidéo courte, témoignage, offre, preuve sociale, cas client.
  • Ne vendez pas toujours avec une remise. La réassurance fonctionne souvent mieux qu’une réduction systématique.
  • Vérifiez le consentement et les tags. Un mauvais tracking fausse toute la lecture.
  • Mesurez au-delà du dernier clic. Le retargeting accompagne souvent la conversion plus qu’il ne la crée seul.
  • Gardez une logique business. Le bon indicateur n’est pas seulement le clic, mais le lead, la vente, le coût d’acquisition et la marge.

Quelle durée choisir pour ses audiences de retargeting ?

Il n’y a pas de durée universelle. Elle dépend du cycle d’achat.

SituationDurée possibleLogique
Panier abandonné e-commerce 3 à 14 jours Intention chaude, décision rapide
Demande de devis non finalisée 7 à 30 jours Prospect chaud, besoin de réassurance
Page service B2B 30 à 90 jours Cycle de décision plus long
Lecture d’article de blog 30 à 180 jours Intention plus froide, nurturing
Client existant Selon cycle commercial Renouvellement, vente complémentaire

Mon conseil : commencez simple, puis ajustez. Une audience sur 180 jours peut sembler rassurante, mais si le besoin est très court, elle peut aussi recibler des personnes qui ne sont plus du tout intéressées.

Quel budget prévoir ?

Le retargeting ne demande pas forcément un gros budget au départ, mais il demande de la cohérence.

Si votre audience est petite, vous n’avez pas besoin d’un budget énorme. Si votre audience est large, il faut prévoir assez de budget pour générer une fréquence suffisante sans saturer.

Je conseille généralement de raisonner en trois niveaux :

ContexteBudget retargeting indicatifObjectif
Petit site vitrine avec trafic limité Budget modéré, souvent en complément d’une campagne principale Tester la relance des visiteurs qualifiés
Site e-commerce avec trafic régulier Budget proportionnel aux paniers abandonnés et visiteurs produits Récupérer des ventes perdues
B2B avec cycle long Budget maîtrisé sur audiences très qualifiées Entretenir la considération et générer des leads

Le budget ne doit pas être fixé au hasard. Il doit être lié au volume d’audience, au coût par clic, au taux de conversion attendu, au panier moyen et à la marge.

Les indicateurs à suivre

Le retargeting ne se pilote pas uniquement au taux de clic. Un bon CTR peut flatter l’ego, mais il ne paie pas les factures.

Je recommande de suivre :

  • la taille réelle des audiences ;
  • la portée ;
  • la fréquence ;
  • le coût par clic ;
  • le coût par lead ou par achat ;
  • le taux de conversion ;
  • le chiffre d’affaires généré ;
  • le ROAS si le tracking e-commerce est fiable ;
  • les conversions assistées ;
  • la qualité des leads ;
  • la pression publicitaire ;
  • les exclusions et chevauchements d’audience.

Il faut aussi regarder la cohérence entre GA4, Google Ads, Meta Ads, LinkedIn Ads et votre CRM. Les chiffres ne seront jamais parfaitement identiques, mais les écarts doivent être compris.

Mon regard d’expert SEA : le retargeting doit rester au service de la stratégie

Je me méfie toujours des campagnes lancées “parce qu’il faut faire du retargeting”.

Le retargeting est utile quand il répond à une logique précise : récupérer des abandons panier, rassurer des prospects, relancer des visiteurs qualifiés, nourrir une audience B2B, accompagner une campagne d’acquisition ou améliorer la conversion d’un site déjà travaillé.

Mais si le site est mal structuré, si l’offre est floue, si les pages ne convertissent pas, si le tracking est bancal ou si les audiences sont trop faibles, il faut commencer par corriger les fondations.

Mon métier n’est pas de faire dépenser du budget publicitaire pour faire joli dans un tableau de bord. Mon métier, c’est d’aider une entreprise à investir au bon endroit, avec les bons messages, les bons réglages et des indicateurs lisibles.

Un bon retargeting doit être discret, utile, mesurable et rentable. Pas intrusif, brouillon ou automatique.

Checklist avant de lancer votre campagne de retargeting

  • Votre site génère-t-il assez de trafic qualifié ?
  • Vos pages de conversion sont-elles claires ?
  • GA4 est-il correctement configuré ?
  • Google Tag Manager est-il propre ?
  • Votre CMP est-elle correctement paramétrée ?
  • Consent Mode v2 est-il en place pour Google Ads ?
  • Les événements clés remontent-ils correctement ?
  • Les audiences sont-elles segmentées par intention ?
  • Les convertis sont-ils exclus ?
  • Les durées d’audience sont-elles cohérentes avec le cycle d’achat ?
  • Les messages sont-ils différents selon le niveau de maturité ?
  • La fréquence publicitaire est-elle surveillée ?
  • Le budget est-il cohérent avec la taille des audiences ?
  • Les résultats sont-ils reliés à des leads ou ventes réels ?

Si plusieurs réponses sont “non” ou “je ne sais pas”, il vaut mieux auditer avant de lancer.

Comment toonetcreation peut vous accompagner

Chez toonetcreation, nous pouvons vous aider à construire une stratégie de retargeting sérieuse, mais aussi à vérifier si ce levier est vraiment pertinent pour votre activité.

Nous pouvons intervenir sur :

  • l’audit de vos campagnes Google Ads, Meta Ads ou LinkedIn Ads ;
  • la configuration GA4 et Google Tag Manager ;
  • la vérification des événements de conversion ;
  • l’analyse de votre bandeau cookies et du Consent Mode ;
  • la création ou l’amélioration des landing pages ;
  • la segmentation des audiences ;
  • la rédaction des messages publicitaires ;
  • la mise en place des exclusions ;
  • le suivi des coûts par lead ou par vente ;
  • l’analyse de rentabilité des campagnes.

Le retargeting peut être un très bon levier. Mais seulement s’il est intégré dans une stratégie digitale cohérente, avec un site capable de convertir et une mesure fiable.

Si vous avez déjà des campagnes en ligne, nous pouvons commencer par un audit. Si vous partez de zéro, nous pouvons vous aider à poser les bases proprement.

Demander un audit retargeting et tracking publicitaire

Le bon retargeting ne consiste pas à suivre les internautes partout. Il consiste à reparler intelligemment à ceux qui ont déjà montré un vrai intérêt.

Georges Corre – Expert SEO / SEA chez toonetcreation, avec l’appui technique de Laurent Lacoste sur les sujets tracking, consentement et mesure publicitaire.

FAQ – Retargeting marketing

Le retargeting est-il encore efficace en 2026 ?

Oui, le retargeting peut encore être efficace, à condition d’être bien configuré. Il fonctionne surtout lorsque le site génère déjà du trafic qualifié, que les audiences sont bien segmentées, que le consentement est respecté et que les messages publicitaires sont adaptés au niveau d’intention des visiteurs.

Quelle est la différence entre retargeting et remarketing ?

Dans l’usage courant, les deux termes sont souvent proches. Le retargeting désigne généralement la relance publicitaire d’un visiteur ou utilisateur. Le remarketing peut aussi inclure des logiques de relance CRM, email ou listes clients. Dans les plateformes publicitaires, les termes évoluent souvent selon les interfaces.

Faut-il le consentement de l’utilisateur pour faire du retargeting ?

Oui, dès lors que le retargeting repose sur des cookies ou traceurs publicitaires soumis au consentement. En France, la CNIL rappelle que l’utilisateur doit être informé et donner son consentement avant le dépôt ou la lecture de certains traceurs publicitaires.

Pourquoi mes audiences de retargeting sont-elles trop petites ?

Plusieurs raisons peuvent l’expliquer : trafic insuffisant, consentement refusé, adblockers, restrictions navigateur, problème de pixel, mauvais déclenchement des tags, seuil minimum imposé par la plateforme ou audience trop segmentée.

Combien de temps faut-il recibler un visiteur ?

La durée dépend du cycle d’achat. Pour un panier abandonné, quelques jours peuvent suffire. Pour une prestation B2B ou un projet complexe, une durée de 30 à 90 jours peut être plus cohérente. L’important est de ne pas maintenir une pression publicitaire inutilement longue.

Le retargeting fonctionne-t-il pour un site vitrine ?

Oui, mais différemment d’un site e-commerce. Sur un site vitrine, le retargeting sert surtout à faire revenir des visiteurs qualifiés vers une demande de devis, une prise de rendez-vous, un audit ou un contenu de réassurance.

Peut-on lancer du retargeting sans Google Tag Manager ?

C’est possible techniquement, mais ce n’est pas recommandé dans la plupart des cas. Google Tag Manager facilite la gestion des tags, des événements, des conversions et du consentement. Il permet aussi d’éviter les installations dispersées dans le code du site.

Quel budget prévoir pour une campagne de retargeting ?

Le budget dépend surtout de la taille de l’audience, du coût par clic, du cycle d’achat et de l’objectif commercial. Une petite audience n’a pas besoin d’un gros budget. En revanche, elle a besoin d’un message précis et d’un suivi propre.

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