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Suivi SEO après refonte : le plan des 30 premiers jours

Suivi SEO après refonte : le plan des 30 premiers jours

Une refonte ne se termine pas le jour de la mise en ligne. C’est même souvent à ce moment-là que le vrai contrôle commence.

J’ai vu des sites très bien préparés perdre de la visibilité à cause d’un détail passé entre les mailles : une directive noindex restée sur un gabarit, un sitemap oublié, des redirections en chaîne, une balise canonique qui pointe vers l’ancien environnement, ou un blocage robots.txt discret. Rien de spectaculaire au départ. Puis, quinze jours plus tard, les impressions chutent et tout le monde ressort les tableaux.

Le suivi SEO après refonte sert à éviter cela. L’objectif n’est pas de paniquer au moindre écart. L’objectif est de détecter vite ce qui relève d’une transition normale et ce qui ressemble à une anomalie technique.

Voici le plan de surveillance SEO que nous appliquons chez TooNetCreation pendant les 30 premiers jours après une refonte ou une migration.

Pourquoi les 30 premiers jours sont décisifs

Après une refonte, Google doit comprendre ce qui a changé : nouvelles URL, anciennes URL redirigées, contenus déplacés, maillage interne modifié, sitemap mis à jour, balises techniques ajustées. Selon la taille du site, cela peut prendre quelques jours ou plusieurs semaines.

Une légère instabilité est donc normale. Les positions peuvent bouger. Certaines URL anciennes continuent d’apparaître dans Search Console. Des nouvelles pages ne sont pas toutes explorées immédiatement. Ce n’est pas automatiquement inquiétant.

Ce qui l’est davantage :

  • une chute brutale des impressions SEO sur les pages stratégiques ;
  • une hausse soudaine des erreurs 404 ;
  • des redirections qui envoient vers des pages trop génériques ;
  • un sitemap qui contient encore les anciennes URL ;
  • des pages importantes découvertes mais non indexées ;
  • des pages indexables bloquées par robots.txt ou noindex ;
  • une baisse forte du trafic organique qui ne se stabilise pas après quelques jours.

Le piège classique consiste à attendre “que Google repasse”. Oui, il repassera. Mais s’il repasse sur une mauvaise configuration, il ne va pas deviner votre intention. Un moteur de recherche n’a pas de boule de cristal. Il lit ce qu’on lui donne.

Pour bien préparer l’amont d’une refonte, vous pouvez consulter notre article sur la cartographie des URL avant refonte et celui sur les redirections et sitemaps lors d’une refonte SEO.

Les contrôles à effectuer le jour de la mise en ligne

Le jour de la mise en ligne, on ne cherche pas encore à interpréter les performances SEO. Il est trop tôt. On vérifie d’abord que le site est techniquement accessible, indexable et correctement relié.

1. Vérifier l’accessibilité du site

Première étape : contrôler que les pages principales répondent correctement.

  • La page d’accueil répond en 200.
  • Les pages services répondent en 200.
  • Les pages catégories ou produits clés répondent en 200.
  • Les pages locales stratégiques répondent en 200.
  • Les pages blog importantes répondent en 200.
  • Le certificat HTTPS est valide.
  • Les versions HTTP, HTTPS, www et non-www sont cohérentes.

Un contrôle manuel sur 10 pages ne suffit pas. Il faut crawler un échantillon représentatif, puis contrôler les URL qui pèsaient réellement avant la refonte : pages avec trafic SEO, backlinks, conversions ou chiffre d’affaires.

2. Vérifier robots.txt et les balises noindex

Une erreur très fréquente après refonte : un blocage de préproduction reste actif. Le site est beau, rapide, validé par le client, mais Google n’a pas le droit d’explorer ou d’indexer les pages.

À contrôler immédiatement :

  • le fichier robots.txt ;
  • les balises meta robots ;
  • les en-têtes HTTP X-Robots-Tag ;
  • les paramètres de visibilité du CMS ;
  • les règles de sécurité ou de pare-feu qui pourraient bloquer Googlebot.

Sur WordPress, Joomla, Drupal, PrestaShop ou WooCommerce, ce type d’erreur peut venir d’un réglage, d’un module, d’un fichier de configuration ou d’une règle serveur. Il ne faut pas se contenter de regarder la page dans le navigateur.

3. Contrôler les balises canoniques

Les balises canoniques doivent pointer vers les URL définitives, indexables et cohérentes. Après une refonte, on rencontre souvent des canoniques qui pointent encore vers :

  • l’environnement de préproduction ;
  • l’ancienne URL ;
  • une version HTTP ;
  • une version avec ou sans slash final incohérente ;
  • une page générique au lieu de la page équivalente.

La canonique n’est pas une rustine magique. Si elle est mal renseignée, elle peut brouiller le signal envoyé aux moteurs.

Sur ce sujet, vous pouvez aussi lire notre article sur la balise canonical et les URL canoniques en SEO.

4. Soumettre le sitemap XML

Le sitemap XML doit contenir les URL finales, indexables et utiles. Pas les anciennes URL. Pas les pages de test. Pas les filtres sans intérêt. Pas les pages bloquées.

À J0, on vérifie :

  • que le sitemap est accessible ;
  • qu’il ne contient pas d’URL en 404 ;
  • qu’il ne contient pas d’URL redirigées ;
  • qu’il ne contient pas de pages en noindex ;
  • qu’il est soumis dans Google Search Console ;
  • qu’il correspond à la nouvelle architecture du site.

Un sitemap propre ne garantit pas l’indexation. Mais un sitemap sale complique inutilement le travail.

Les vérifications à J+1, J+7 et J+30

Le suivi SEO post-migration doit être cadencé. Tout vérifier tous les jours pendant un mois n’est pas toujours utile. Mais certains points doivent être contrôlés très vite.

J+1 : détecter les erreurs grossières

Le lendemain de la mise en ligne, on cherche les anomalies visibles rapidement :

  • pages importantes en 404 ;
  • redirections absentes ;
  • redirections en chaîne ;
  • pages bloquées par robots.txt ;
  • balises noindex oubliées ;
  • tracking GA4 ou Matomo absent ;
  • formulaires non mesurés ;
  • sitemap inaccessible ou rejeté.

À ce stade, on ne tire pas encore de conclusion définitive sur le trafic SEO. On vérifie surtout que la machine est branchée correctement.

J+7 : comparer les premiers signaux

À J+7, les premiers signaux deviennent plus exploitables. On compare les tendances, sans chercher une précision parfaite.

  • Les impressions SEO restent-elles proches de la tendance attendue ?
  • Les clics organiques chutent-ils sur les pages les plus importantes ?
  • Les anciennes URL reçoivent-elles encore du trafic Googlebot ?
  • Les nouvelles URL commencent-elles à être explorées ?
  • Les erreurs d’indexation augmentent-elles ?
  • Les conversions organiques sont-elles toujours mesurées ?

J+7 est souvent le bon moment pour repérer une anomalie qui n’était pas évidente à J0 : un gabarit de page mal indexé, une catégorie absente du sitemap, un lot de fiches produits redirigé vers la mauvaise famille, un filtre ouvert à l’indexation.

J+30 : distinguer transition et problème durable

À J+30, on commence à avoir assez de recul pour juger la migration. Pas toujours pour conclure définitivement, surtout sur un gros site, mais assez pour savoir si la trajectoire est saine.

On regarde alors :

  • l’évolution des impressions et clics SEO ;
  • les positions sur les requêtes stratégiques ;
  • les pages qui ont perdu le plus de trafic ;
  • les pages qui ont gagné ;
  • l’état des redirections ;
  • l’indexation des nouvelles URL ;
  • la disparition progressive des anciennes URL ;
  • la qualité des conversions mesurées.

Une baisse temporaire peut arriver. Une baisse qui s’installe sur les pages qui faisaient le chiffre, c’est autre chose. Là, il faut ouvrir le capot.

Comment contrôler les redirections et les anciennes URL

Les redirections sont le nerf de la guerre après une refonte avec changement d’URL. Un plan de redirection peut être très propre sur le papier et se dégrader au moment de l’intégration.

Les points à contrôler

  • Chaque ancienne URL importante redirige vers une nouvelle URL pertinente.
  • Les redirections sont en 301 lorsqu’elles sont définitives.
  • Il n’y a pas de redirection en chaîne inutile.
  • Il n’y a pas de boucle de redirection.
  • Les anciennes URL ne renvoient pas massivement vers la page d’accueil.
  • Les liens internes utilisent les nouvelles URL, pas les anciennes.
  • Les backlinks importants ne tombent pas sur des 404.

La redirection vers la page d’accueil est un grand classique. Elle rassure parce que “ça ne tombe pas en erreur”. En SEO, c’est souvent une mauvaise réponse. Une ancienne page service doit rediriger vers la nouvelle page service équivalente. Une ancienne catégorie e-commerce doit rediriger vers la catégorie correspondante. Une ancienne fiche produit supprimée doit être traitée avec discernement.

Pour le détail de la préparation, renvoyez-vous à notre article sur la gestion des redirections et des sitemaps après refonte et à notre guide sur les redirections 301 en SEO.

Exemple : chute d’indexation détectée à J+7

Sur une refonte de site B2B, les pages services avaient été correctement redirigées. La page d’accueil, les formulaires et le tracking étaient fonctionnels. À première vue, rien de dramatique.

À J+7, le contrôle Search Console a pourtant montré une hausse anormale des pages “exclues par une balise noindex”. Après crawl, nous avons identifié un gabarit secondaire utilisé pour plusieurs pages d’expertise. Ce gabarit héritait encore d’un paramètre de préproduction.

Résultat : plusieurs pages importantes étaient accessibles aux utilisateurs, mais non indexables. Le problème a été corrigé rapidement, les URL inspectées, puis surveillées pendant les semaines suivantes. Sans monitoring post-migration, l’anomalie aurait probablement été détectée beaucoup plus tard, au moment où la perte de trafic serait devenue visible dans les rapports mensuels.

Graphique Search Console montrant une chute des pages indexées et une hausse des exclusions noindex détectées à J+7 après une refonte.

Que surveiller dans Google Search Console

Google Search Console est le tableau de bord prioritaire après une refonte. GA4 ou Matomo montrent ce que les utilisateurs font. Search Console montre comment Google découvre, explore, indexe et affiche vos pages.

1. Le rapport de performance

Dans le rapport de performance, surveillez :

  • les clics organiques ;
  • les impressions ;
  • le CTR ;
  • la position moyenne ;
  • les pages d’entrée SEO ;
  • les requêtes stratégiques ;
  • les écarts entre anciennes et nouvelles URL si l’architecture a changé.

Le bon réflexe consiste à comparer les pages stratégiques, pas seulement le trafic global. Un trafic global stable peut cacher une perte sur les pages qui généraient les meilleurs leads.

2. Le rapport d’indexation des pages

Le rapport d’indexation permet de surveiller les URL indexées, non indexées, découvertes, explorées, bloquées ou redirigées.

Après une refonte, je regarde particulièrement :

  • les pages “explorées, actuellement non indexées” ;
  • les pages “détectées, actuellement non indexées” ;
  • les pages bloquées par robots.txt ;
  • les pages exclues par noindex ;
  • les pages avec redirection ;
  • les erreurs 404 ;
  • les doublons sans canonique choisie par l’utilisateur.

Attention aux délais de mise à jour. Search Console n’est pas un outil temps réel. C’est pour cela qu’on complète avec un crawl et, si possible, les fichiers journaux.

3. Le rapport Sitemaps

Le rapport Sitemaps doit confirmer que Google peut lire le ou les fichiers XML soumis.

À contrôler :

  • date de dernière lecture ;
  • nombre d’URL découvertes ;
  • erreurs de lecture ;
  • présence d’anciennes URL ;
  • cohérence entre sitemap et pages réellement indexables.

4. L’outil d’inspection d’URL

L’inspection d’URL sert à contrôler des cas précis. Je l’utilise sur un échantillon réduit mais stratégique :

  • page d’accueil ;
  • pages services principales ;
  • pages qui généraient du trafic avant refonte ;
  • pages avec backlinks ;
  • pages e-commerce importantes ;
  • pages qui semblent avoir disparu des résultats.

L’idée n’est pas d’inspecter 800 URL à la main. L’idée est de vérifier les pages qui comptent vraiment.

Comment utiliser GA4, Matomo et les fichiers journaux

Après une refonte, il faut croiser les outils. Un seul tableau de bord ne suffit pas toujours.

GA4 : vérifier le trafic et les conversions

Dans GA4, contrôlez d’abord que la mesure fonctionne encore :

  • les pages vues remontent ;
  • les événements importants sont déclenchés ;
  • les conversions sont toujours enregistrées ;
  • les formulaires, clics téléphone ou ventes e-commerce sont suivis ;
  • les sources de trafic restent lisibles ;
  • les UTM ne sont pas cassés ;
  • les pages de destination organiques peuvent être analysées.

Pour aller plus loin, vous pouvez relire notre article sur les rapports GA4 utiles pour améliorer ses performances SEO.

Matomo : garder une lecture indépendante

Matomo peut être très utile après une refonte, notamment lorsque l’on veut garder une lecture plus directe des pages d’entrée, des sources, des parcours et des conversions.

À surveiller dans Matomo :

  • les visites SEO par page d’entrée ;
  • les objectifs ;
  • les pages les plus consultées ;
  • les parcours depuis les pages refondues ;
  • les écarts entre trafic observé et trafic attendu ;
  • les éventuelles ruptures de tracking.

Matomo est aussi pratique pour comparer avant et après refonte, à condition que la configuration soit stable. Si le tracking change au même moment que le site, il faut être prudent dans l’interprétation.

Les fichiers journaux : voir ce que Googlebot fait vraiment

Les fichiers journaux serveur, souvent appelés logs, permettent de voir les requêtes réellement effectuées par les robots et les utilisateurs. C’est moins joli qu’un dashboard, mais c’est précieux.

Après une refonte, les logs permettent de vérifier :

  • si Googlebot explore les anciennes URL ;
  • si les anciennes URL répondent bien en 301 ;
  • si Googlebot découvre les nouvelles URL ;
  • si des erreurs 404 ou 500 apparaissent ;
  • si certaines sections du site ne sont pas explorées ;
  • si le serveur répond correctement sous charge.

Sur ce sujet, nous avons publié un article dédié : l’analyse de fichiers journaux, l’outil SEO sous-estimé.

Quels seuils doivent déclencher une alerte

Un bon monitoring SEO post-migration doit prévoir des seuils. Sans seuil, chacun interprète les chiffres selon son humeur du matin. Et en SEO, l’humeur n’est pas un indicateur fiable.

Signal surveilléBaisse normale possibleAlerte à traiter rapidement
Trafic organique global Légère variation les premiers jours Baisse forte et continue pendant 7 à 14 jours
Pages stratégiques Variations ponctuelles de clics ou positions Chute nette sur les pages qui généraient leads ou ventes
Impressions Search Console Réorganisation progressive des anciennes et nouvelles URL Décrochage brutal sur les requêtes principales
Erreurs 404 Quelques anciennes URL secondaires Hausse massive sur anciennes pages SEO ou backlinks
Indexation Délai d’exploration des nouvelles URL Pages importantes bloquées, noindex ou exclues
Sitemap Temps de lecture variable Sitemap inaccessible, rejeté ou rempli d’URL non indexables
Conversions Légère variation selon trafic et saisonnalité Disparition des conversions mesurées ou rupture de tracking

Les seuils exacts dépendent du site. Un e-commerce avec 50 000 URL ne se surveille pas comme un site vitrine de 25 pages. Mais le principe reste le même : on définit avant la refonte ce qui mérite une alerte, pour ne pas improviser après.

Comment réagir lorsqu’une refonte fait chuter le trafic

Une perte de trafic après refonte peut venir de plusieurs causes. Il faut éviter deux mauvais réflexes : accuser Google trop vite ou modifier tout le site dans la panique.

1. Vérifier si la baisse touche tout le site ou seulement certaines pages

Une baisse globale peut indiquer un problème technique large : blocage d’exploration, tracking cassé, erreur serveur, mauvais paramétrage du domaine. Une baisse concentrée sur certaines pages peut plutôt venir d’un problème de redirection, de contenu, de maillage ou de canonique.

2. Comparer les anciennes et nouvelles URL

Pour chaque page qui perd du trafic, vérifiez :

  • son ancienne URL ;
  • sa nouvelle URL ;
  • le code HTTP de l’ancienne URL ;
  • la destination de la redirection ;
  • la présence dans le sitemap ;
  • la balise canonique ;
  • le contenu réellement repris ;
  • le maillage interne entrant.

Très souvent, la réponse est là. Une page qui performait avant n’a pas seulement besoin d’exister après. Elle doit conserver une intention, un contenu utile, une URL propre, des liens internes et un signal technique cohérent.

3. Contrôler le contenu repris

Certaines refontes améliorent le design mais affaiblissent le contenu. On raccourcit les pages, on supprime des blocs jugés trop longs, on masque des informations, on modifie les Hn, on enlève des FAQ ou des liens internes. Le site paraît plus moderne, mais les pages répondent moins bien à l’intention de recherche.

Dans ce cas, le problème n’est pas la migration technique. C’est la perte de substance éditoriale.

4. Prioriser les corrections

Tout ne mérite pas la même urgence. Je recommande de corriger dans cet ordre :

  1. blocages d’exploration ou d’indexation ;
  2. erreurs 500 et problèmes serveur ;
  3. redirections cassées sur pages stratégiques ;
  4. sitemap incorrect ;
  5. canoniques incohérentes ;
  6. tracking des conversions absent ;
  7. contenus ou maillage affaiblis ;
  8. optimisations de confort.

On répare d’abord ce qui empêche Google de comprendre le site. Le brillant viendra après.

Notre tableau de suivi post-refonte

Voici un modèle simple de tableau de surveillance à utiliser pendant les 30 premiers jours. Il peut être repris dans un tableur, un outil projet ou un tableau de bord interne.

DateContrôleOutilRésultat attenduRésultat observéStatutAction correctiveResponsable
J0 Pages stratégiques en 200 Crawl SEO 100 % des pages clés accessibles À compléter OK / À corriger Corriger les URL en erreur SEO / Technique
J0 Robots.txt et noindex Crawl + inspection manuelle Aucun blocage sur pages indexables À compléter OK / À corriger Retirer les blocages non voulus Technique
J0 Sitemap XML Search Console Sitemap accessible et soumis À compléter OK / À corriger Mettre à jour le sitemap SEO / Technique
J+1 Redirections anciennes URL Crawl liste d’anciennes URL 301 vers pages équivalentes À compléter OK / À corriger Corriger règles de redirection Technique
J+7 Impressions SEO Search Console Tendance cohérente hors saisonnalité À compléter OK / Alerte Analyser pages en baisse SEO
J+7 Conversions organiques GA4 ou Matomo Conversions toujours mesurées À compléter OK / Alerte Contrôler tags et événements Analytics
J+30 Pages gagnantes et perdantes Search Console + analytics Écarts expliqués et priorisés À compléter OK / Plan d’action Optimiser contenus, maillage, redirections SEO / Contenu

Ce tableau n’a pas besoin d’être compliqué. Il doit surtout être tenu. Un tableau simple, rempli tous les deux ou trois jours, vaut mieux qu’un dashboard superbe que personne ne regarde.

Checklist téléchargeable J0, J1, J7, J30

Voici une version synthétique à transformer en PDF ou en tableur pour vos équipes.

J0 — Mise en ligne

  • Contrôler les codes HTTP des pages stratégiques.
  • Vérifier le fichier robots.txt.
  • Vérifier les balises noindex.
  • Contrôler les balises canoniques.
  • Soumettre le sitemap XML.
  • Tester les formulaires et conversions.
  • Vérifier GA4, Matomo ou le tag analytics.
  • Contrôler les versions HTTPS, www et non-www.

J+1 — Contrôle rapide

  • Crawler les anciennes URL prioritaires.
  • Identifier les 404 et 500.
  • Repérer les redirections en chaîne.
  • Inspecter quelques URL importantes dans Search Console.
  • Vérifier que les conversions remontent.
  • Contrôler le trafic serveur ou les logs si disponibles.

J+7 — Premiers signaux SEO

  • Comparer clics et impressions SEO avec la période de référence.
  • Contrôler les pages les plus perdantes.
  • Vérifier l’état d’indexation des nouvelles URL.
  • Surveiller les anciennes URL encore explorées.
  • Contrôler les erreurs d’indexation.
  • Valider les corrections déjà effectuées.

J+30 — Bilan et plan d’action

  • Comparer les performances SEO avant/après.
  • Identifier les pages gagnantes et perdantes.
  • Contrôler les requêtes stratégiques.
  • Vérifier la stabilité des conversions.
  • Analyser les logs si le site est volumineux.
  • Prioriser les optimisations de contenu et de maillage.
  • Documenter les écarts et les corrections.

Suggestion de bloc téléchargeable : “Checklist SEO post-refonte J0/J1/J7/J30” au format PDF, avec une colonne “fait”, une colonne “anomalie” et une colonne “responsable”.

Conclusion : surveiller tôt pour corriger vite

Une refonte réussie ne se juge pas seulement à son design ou à sa mise en ligne sans incident visible. Elle se juge aussi dans les semaines qui suivent : Google explore-t-il les bonnes pages ? Les anciennes URL transmettent-elles correctement ? Les pages importantes restent-elles indexables ? Les conversions remontent-elles encore ?

Le suivi SEO après refonte n’a rien de décoratif. C’est une assurance méthode. On ne peut pas empêcher tous les mouvements de positions, mais on peut éviter qu’une erreur technique simple devienne une perte durable de visibilité.

Chez TooNetCreation, nous accompagnons les refontes avec cette logique : préparer proprement, mettre en ligne sans casser l’existant, puis surveiller les signaux SEO pendant les premières semaines.

Vous venez de refondre votre site ou vous constatez une perte de trafic après refonte ? Nous pouvons auditer vos redirections, votre indexation, votre Search Console, vos données analytics et vos fichiers journaux pour identifier les priorités.

Demander un audit SEO post-refonte

FAQ — Suivi SEO après refonte

Est-il normal de perdre du trafic après une refonte ?

Une légère variation est possible, surtout si les URL, les contenus ou l’architecture ont changé. En revanche, une chute brutale et durable du trafic organique doit être analysée rapidement. Elle peut venir de redirections incorrectes, de pages non indexables, d’un sitemap mal configuré ou d’un contenu affaibli.

Combien de temps faut-il surveiller le SEO après une migration ?

Les 30 premiers jours sont les plus critiques pour détecter les erreurs. Sur un site volumineux, e-commerce ou international, le suivi doit souvent continuer sur 60 à 90 jours, notamment pour surveiller l’exploration, l’indexation et les pages à forte valeur.

Quels outils utiliser pour le monitoring SEO post-migration ?

Google Search Console est prioritaire pour suivre l’exploration, l’indexation, les impressions et les clics. GA4 ou Matomo permettent de contrôler le trafic et les conversions. Un crawler SEO permet de vérifier les codes HTTP, les redirections, les canoniques et les balises. Les fichiers journaux complètent l’analyse sur les sites plus techniques.

Quand faut-il s’inquiéter après une refonte ?

Il faut s’inquiéter si les pages stratégiques perdent fortement en visibilité, si les erreurs 404 augmentent, si les nouvelles URL ne sont pas explorées, si le sitemap est incorrect, ou si les conversions organiques disparaissent. Le bon réflexe est de comparer les données page par page, pas seulement le trafic global.

Faut-il demander l’indexation manuellement dans Search Console ?

L’inspection d’URL peut être utile pour quelques pages stratégiques, surtout après correction d’un problème. Mais ce n’est pas une méthode de migration à grande échelle. Le plus important reste d’avoir des redirections propres, un sitemap cohérent, un maillage interne à jour et des pages indexables.

Que faire si les anciennes URL apparaissent encore dans Search Console ?

Ce n’est pas forcément anormal. Google peut conserver et afficher des anciennes URL pendant un certain temps, surtout si elles ont été connues longtemps. Il faut vérifier qu’elles redirigent correctement, qu’elles ne sont plus maillées en interne et qu’elles ne restent pas dans le sitemap.

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