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Comment mesurer sa visibilité dans ChatGPT, Google AI Overviews et AI Mode en 2026 ?

Comment mesurer sa visibilité dans ChatGPT, Google AI Overviews et AI Mode en 2026 ?

Tout le monde veut aujourd’hui mesurer sa visibilité dans ChatGPT, Google AI Mode, Gemini, Perplexity ou Grok. Très bien. Mais avant de mesurer quoi que ce soit, il faudrait peut-être commencer par se poser une question beaucoup plus simple : qu’est-ce que l’on mesure réellement ?

Parce qu’un score de visibilité IA à 74/100, c’est joli dans un PowerPoint. Mais si personne n’est capable de vous expliquer précisément comment ce score est calculé, quelles données ont été utilisées et d’où viennent les réponses analysées, il faut commencer à se méfier.

Je vais probablement avoir un discours un peu de vieux référenceur, mais ce n’est pas grave.

J’ai connu une époque où le référencement n’intéressait pratiquement personne. Quand une entreprise créait son site Internet, l’objectif était parfois simplement de pouvoir écrire son adresse Web sur une carte de visite et de dire : « Oui, nous avons un site Internet. »

Que quelqu’un puisse réellement le trouver dans un moteur de recherche était presque secondaire.

Depuis, j’ai vu apparaître Google, évoluer les moteurs de recherche, arriver les réseaux sociaux, les assistants vocaux et maintenant les moteurs génératifs. J’ai également travaillé sur l’intelligence artificielle dès mes études d’ingénieur, puis continué à suivre ces sujets notamment pendant mes années chez Airbus. Et lorsque Google a commencé à expérimenter la recherche générative aux États-Unis, je suis allé la tester dès que cela a été possible.

Ce recul m’a appris une chose : les technologies changent, mais la question fondamentale reste toujours la même : quelle donnée utilise-t-on et que signifie-t-elle réellement ?

La donnée est la clé… à condition de savoir d’où elle vient

Je répète souvent la même chose : la donnée est la clé.

Mais une donnée, à la base, ce n’est jamais qu’une information.

Et une information n’a de valeur que si l’on sait un minimum comment elle a été obtenue, d’où elle vient, comment elle a été traitée et dans quel contexte elle doit être interprétée.

C’était déjà vrai avec Google Analytics. C’était vrai avec Search Console. C’est vrai avec Semrush, Ahrefs ou n’importe quel outil SEO.

Et cela devient encore plus important avec l’intelligence artificielle.

Lorsque ChatGPT, Gemini, Grok ou Perplexity répondent à une question, ils ne possèdent pas l’expérience d’un professionnel qui a passé vingt ans sur le terrain. Ils construisent une réponse à partir de modèles, de données, de contenus accessibles et, selon les systèmes, de recherches réalisées sur le Web.

Ce n’est pas une critique. C’est simplement leur fonctionnement.

Une IA peut restituer énormément d’informations. Cela ne signifie pas qu’elle possède automatiquement l’expertise nécessaire pour juger leur qualité avec la finesse d’un spécialiste du domaine.

Et c’est là que cela devient intéressant pour le SEO.

Être visible dans une IA, ça veut dire quoi exactement ?

Imaginons que vous demandiez à ChatGPT :

« Quelles sont les meilleures agences SEO à Toulouse ? »

Votre entreprise apparaît dans la réponse.

Très bien.

exemple de recherche ia sur le terme argence web toulouse sur google

Mais pourquoi apparaît-elle ?

Parce que votre site est considéré comme une source fiable ? Parce qu’un article vous cite ? Parce qu’un annuaire vous référence ? Parce que cinq sites ont repris le même texte ? Parce qu’un contenu ancien a été dupliqué vingt fois ?

Ce n’est pas tout à fait la même chose.

Autre question : si votre marque apparaît mais qu’aucun lien vers votre site n’est proposé, êtes-vous visible ?

Oui.

Si votre page est citée dans Google AI Mode, mais ne génère aucun clic ?

Vous êtes également visible.

Si ChatGPT ne vous cite que cinq fois dans le mois mais que trois de ces visites génèrent une demande de devis, que vaut votre visibilité ?

Probablement beaucoup plus qu’un joli score de 85/100 qui ne produit rien.

C’est pour cette raison que je me méfie déjà de la tentation de résumer le GEO ou la visibilité IA à un indicateur unique.

Nous avons mis des années en SEO à comprendre qu’une position Google, prise toute seule, ne voulait pas dire grand-chose.

Évitons de refaire exactement la même erreur avec l’IA.

J’ai testé plusieurs IA : les sources peuvent réserver quelques surprises

Il y a un exercice que je trouve particulièrement intéressant : poser exactement la même question à plusieurs intelligences artificielles.

ChatGPT, Gemini, Perplexity, Grok… et regarder non seulement les réponses, mais surtout les sources utilisées.

Et là, on peut parfois avoir quelques surprises.

Selon les sujets et les moteurs, on peut voir apparaître des médias américains, européens, chinois, russes, des sites très spécialisés, des forums, des agrégateurs ou parfois des sources que l’on n’aurait probablement jamais retenues soi-même pour rédiger une analyse professionnelle.

Ce n’est pas forcément mauvais.

Une source chinoise n’est pas moins fiable parce qu’elle est chinoise. Une source américaine n’est pas automatiquement bonne parce qu’elle est américaine.

La question est ailleurs : qui produit l’information, sur quelles données, avec quelle méthodologie et éventuellement avec quel biais ?

Et je pense que nous allons progressivement devoir intégrer cette notion de provenance dans nos analyses de visibilité IA.

Ce qui m’intéresse de moins en moins est simplement :

« Est-ce que l’IA me cite ? »

Ce qui m’intéresse de plus en plus est :

« Pourquoi me cite-t-elle et à partir de quelles sources a-t-elle construit son raisonnement ? »

C’est une nuance importante.

J’avais déjà abordé une partie de cette mécanique dans mon article consacré au query fan-out et à la manière dont les moteurs IA décomposent une question en plusieurs recherches.

Google commence enfin à nous donner de vraies données

Sur ce point, l’évolution de Google Search Console est particulièrement intéressante.

Google a commencé en 2026 à proposer des rapports permettant de mieux isoler la présence des sites dans ses fonctionnalités de recherche générative.

Nous pouvons notamment commencer à observer :

  • les impressions générées par les expériences IA de Google ;
  • les pages concernées ;
  • les pays ;
  • les appareils ;
  • et surtout l’évolution dans le temps.

Source officielle : Google Search Central – Generative AI performance reports.

Et personnellement, cela m’intéresse beaucoup plus qu’un test ponctuel.

Pourquoi ?

Parce qu’une mesure répétée dans le temps commence à devenir une donnée exploitable.

Une réponse obtenue une fois dans ChatGPT reste une observation.

Une évolution suivie pendant six mois commence à raconter quelque chose.

C’est exactement la même logique que lorsque nous travaillons avec la Search Console pour analyser le SEO classique.

Google rappelle par ailleurs que les fondamentaux permettant d’apparaître dans AI Overviews ou AI Mode restent largement ceux du SEO : crawlabilité, indexation, contenu utile, maillage interne, expérience utilisateur et données structurées cohérentes.

Source : Google Search Central – AI features and your website.

Autrement dit : il n’existe toujours pas de bouton magique « Référencer mon site dans ChatGPT ».

Et quelque part, cela me rassure.

Les cinq niveaux que je préfère mesurer

Plutôt que d’inventer un grand score unique de visibilité IA, je préfère séparer les choses.

1. La présence de la marque

Lorsque quelqu’un interroge une IA sur votre marché, votre entreprise apparaît-elle ?

Et surtout : sur quels types de questions ?

Une marque peut être connue pour un sujet et totalement absente sur un autre.

2. La citation

Votre site est-il utilisé comme source ?

Là, nous passons un cran au-dessus.

Une page citée signifie qu’à un moment donné votre contenu a servi à construire ou à étayer une réponse.

Nous avons consacré un article à la manière de créer une page plus facilement exploitable et citable par les moteurs IA.

3. L’impression

Avec Google, Search Console permet maintenant de suivre une partie de cette exposition.

C’est important parce que nous passons du « j’ai testé cinq prompts ce matin » à une donnée collectée de manière beaucoup plus structurée.

4. Le trafic

Ensuite vient le trafic.

GA4, Matomo ou Piwik PRO peuvent permettre d’identifier une partie des visites en provenance des plateformes IA.

Une partie seulement.

Parce que le parcours peut très bien être :

ChatGPT → découverte de votre marque → recherche Google → visite de votre site.

Dans ce cas, Google récupère probablement l’attribution alors que ChatGPT a créé la découverte.

J’ai justement traité cette problématique dans mon analyse sur le trafic ChatGPT face à Google à partir des données Semrush.

5. La conversion

Et enfin, nous revenons à ce qui m’intéresse depuis toujours :

est-ce que cela sert réellement à quelque chose ?

Une vente, une réservation, une inscription, une demande de devis, un appel...

Je préfère avoir dix visiteurs parfaitement qualifiés provenant d’un assistant IA que dix mille impressions qui ne débouchent sur rien.

Ce n’est pas nouveau.

C’était déjà vrai avec Google.

Mon tableau de bord serait volontairement simple

Pour une PME, je ne construirais surtout pas une usine à gaz.

Une page suffit largement pour commencer.

IndicateurCe que je veux réellement savoir
Présence de la marque Les IA connaissent-elles mon entreprise sur les sujets qui m’intéressent ?
Citations Mes contenus servent-ils réellement de sources ?
Sources utilisées Sur quelles informations les IA s’appuient-elles ?
Concurrents cités Qui apparaît lorsque je n’apparais pas ?
Impressions Google IA Ma visibilité progresse-t-elle dans les fonctionnalités génératives de Google ?
Trafic Cette présence génère-t-elle réellement des visites ?
Conversions Cette visibilité produit-elle quelque chose pour l’entreprise ?

Et j’ajouterais systématiquement une évolution à trois ou six mois.

Parce qu’une valeur isolée m’intéresse finalement assez peu.

Ce que je veux voir, c’est une tendance.

Le problème que nous allons devoir surveiller : l’IA qui s’alimente de l’IA

Il y a cependant un phénomène qui m’inquiète davantage.

Les intelligences artificielles utilisent énormément de contenus disponibles sur le Web.

Mais le Web contient désormais lui-même de plus en plus de contenus générés par des intelligences artificielles.

Nous pouvons donc progressivement avoir quelque chose qui ressemble à ceci :

une IA génère un contenu → dix sites le reprennent ou le reformulent → une autre IA retrouve ces dix contenus → leur répétition donne l’impression qu’il existe un consensus.

Alors qu’à l’origine, nous avons peut-être simplement la même information répétée onze fois.

C’est probablement l’un des grands sujets des prochaines années.

Une information répétée mille fois n’est pas nécessairement plus vraie.

Elle est simplement répétée mille fois.

Et c’est là que l’expertise humaine conserve toute son importance.

Un professionnel expérimenté ne regarde pas uniquement ce qui est écrit. Il regarde qui l’a écrit, pourquoi, à partir de quelle expérience, avec quelles données et si cela correspond à ce qu’il observe lui-même sur le terrain.

L’IA est extrêmement performante pour rapprocher, synthétiser et restituer de l’information.

Mais je ne lui déléguerais certainement pas mon esprit critique.

Un test très simple que vous pouvez faire vous-même

Vous pouvez d’ailleurs commencer sans aucun outil payant.

Prenez dix questions réellement posées par vos prospects.

Pas dix mots-clés SEO fabriqués pour Semrush.

Dix vraies questions.

Posez-les ensuite à plusieurs moteurs :

  • ChatGPT ;
  • Gemini ;
  • Perplexity ;
  • Grok ;
  • et Google AI Mode si vous y avez accès.

Pour chaque réponse, relevez simplement :

  • les marques citées ;
  • les sites utilisés comme sources ;
  • les pages précises citées ;
  • les concurrents qui reviennent régulièrement ;
  • les sources qui vous semblent étonnantes ;
  • et les éventuelles erreurs.

Puis refaites exactement le même test quelques semaines plus tard.

Ce n’est évidemment pas une étude scientifique.

Mais c’est déjà infiniment plus instructif que de demander une fois à ChatGPT : « Est-ce que mon entreprise est connue ? »

Chez TooNetCreation, c’est justement cette logique que nous cherchons à appliquer lorsque nous réalisons un audit de visibilité dans les moteurs IA : regarder non seulement si une marque apparaît, mais dans quel contexte, face à quels concurrents et à partir de quelles sources.

Ne remplaçons pas les vieux mauvais réflexes SEO par de nouveaux mauvais réflexes IA

Je vois aujourd’hui énormément d’enthousiasme autour du GEO, du référencement ChatGPT et de la visibilité IA.

Et cet enthousiasme est parfaitement légitime.

Je pense réellement que ces moteurs vont profondément modifier notre manière de rechercher de l’information.

Mais cela ne signifie pas que tout ce qui existait avant devient faux.

Il y a trente ans, certaines entreprises voulaient simplement avoir un site Internet pour pouvoir dire qu’elles avaient un site Internet.

Quelques années plus tard, elles ont compris qu’il pouvait être intéressant que quelqu’un le trouve.

Puis nous avons appris à ne plus seulement regarder le trafic, mais les conversions.

Aujourd’hui, nous ajoutons une nouvelle couche : les moteurs génératifs.

Très bien.

Mais ne recommençons pas à zéro.

Oui, je pense qu’il faut surveiller ChatGPT, Gemini, Perplexity, Grok et Google AI Mode.

Non, je ne pense pas qu’il faille jeter toute sa stratégie SEO pour courir après un score GEO.

Les deux affirmations ne sont absolument pas contradictoires.

Et surtout, gardons le réflexe qui me paraît le plus important :

quand quelqu’un vous présente une donnée, demandez toujours d’où elle vient.

C’est valable pour Google.

C’est valable pour Semrush.

C’est valable pour ChatGPT.

Et c’est valable pour cet article.

Si vous voulez savoir comment votre entreprise apparaît aujourd’hui dans Google et dans les principaux moteurs IA, vous pouvez commencer par notre audit SEO ou nous contacter pour mettre en place un suivi adapté à votre marché et à vos vrais objectifs commerciaux.


Quoi retenir au final ?

  • Un score de visibilité IA n’a de valeur que si l’on comprend comment il est construit.
  • Une mention, une citation, une impression, une visite et une conversion ne mesurent pas la même chose.
  • Il faut regarder les sources utilisées par les moteurs IA, pas uniquement leur réponse finale.
  • La répétition d’une information sur le Web ne garantit pas qu’elle soit exacte.
  • L’augmentation des contenus générés par IA rend la provenance et la qualité des sources encore plus importantes.
  • Le SEO ne disparaît pas : de nouveaux indicateurs viennent simplement compléter ceux que nous utilisons déjà.

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